Les travaux du pont Anne-de-Bretagne à Nantes constituent l’un des chantiers majeurs pour l’évolution de la métropole nantaise.
Un pont pensé pour les mobilités durables
Ce projet ambitieux vise à créer un nouvel espace reliant les deux rives de la Loire, en répondant à plusieurs enjeux actuels : favoriser les déplacements décarbonnés, renforcer les transports en commun, améliorer la circulation, tout en aménageant des espaces publics agréables intégrant davantage de nature en ville.
Des zones clairement dédiées à chaque mode de transport permettront une cohabitation plus fluide entre les usagers. Le futur pont accordera ainsi une place centrale aux mobilités durables, avec une piste cyclable, de larges espaces piétons et deux voies de tramway accueillant les lignes L6, reliant Rezé à La Chapelle-sur-Erdre, et L7, reliant Rezé à Saint-Herblain.
Des travaux de grande ampleur
Les travaux ont débuté en avril 2025 et doivent s’achever à la fin de l’année 2027, pour un coût prévisionnel de 60 millions d’euros. Avec ses dimensions exceptionnelles, 53 mètres de large pour 145 mètres de long, le pont Anne-de-Bretagne est appelé à devenir « le pont le plus large d’Europe ».
Le projet s’inscrit également dans une démarche d’éco-conception. Le pont actuel sera en grande partie réemployé, permettant d’éviter la destruction de 4 800 tonnes de béton. La méthode de construction prévoit d’abord l’édification d’un nouveau pont à l’ouest de l’ouvrage existant, avant l’abaissement du tablier de l’actuel pont. Le tablier métallique du futur pont, d’un poids de 3 100 tonnes, est quant à lui acheminé depuis l’Italie par bateau, illustrant l’ampleur et la complexité technique du chantier.
Ce projet emblématique marque une étape importante dans la requalification des quais de Loire et dans la transformation des mobilités à Nantes.